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Cabinet Gastrolille Sébastopol

La fissure anale

  • Principes et objectifs

    Pour les personnes qui en souffrent (les malades), la fissure anale provoque des douleurs et des saignements. Les douleurs sont typiquement des brûlures qui surviennent au moment du passage de la selle et qui peuvent persister plusieurs heures après la défécation. Les douleurs sont parfois plus discrètes mais elles peuvent aussi être beaucoup plus intenses et accentuées lors des épisodes de la vie quotidienne (position assise prolongée). L'intensité des douleurs peut créer une appréhension d'aller aux toilettes. Les signes peuvent durer plusieurs semaines ou plusieurs mois, évoluer favorablement et recommencer par périodes. Les malades qui en souffrent décrivent souvent l'impression qu'une selle " plus dure ou plus volumineuse a déchiré leur anus ". Cet épisode de constipation est, pour eux, la source de leur problème.

  • Fissurectomie

    On enlève les bords de la fissure pour faire une plaie plus large que la fissure initiale. Ainsi les bords de la plaie ne s’accolent pas et la cicatrisation se fait à partir du fond de la plaie. A la résection de la fissure on peut associer une fermeture partielle de la plaie avec un petit volet de muqueuse rectale = l’anoplastie.
    Cette intervention est effectuée sous anesthésie générale ou régionale (rachianesthésie). Plus rarement sous anesthésie locale. Elle dure 10 à 20 minutes. L’hospitalisation est le plus souvent ambulatoire : entrée le matin, sortie l’après midi.

Hémoroïdes

Les hémorroïdes sont des éléments normalement présents au niveau de l'anus. Il ne s'agit pas de simples veines mais des lacs sanguins associés à des petits vaisseaux : l'ensemble est regroupé en structures ayant des formes de grappes de raisin unies entre elles et à la paroi de l'anus On sépare habituellement les hémorroïdes de la partie profonde de l'anus qui ont un aspect de coussinet violacé (hémorroïdes internes) de celles qui sont immédiatement à l'entrée de l'anus, uniquement visibles lors de complications (hémorroïdes externes). Pour les personnes qui en souffrent (les malades), les hémorroïdes sont l'ensemble des signes qui créent une gêne au niveau de l'anus. Il peut s'agir d'une ou plusieurs tuméfactions, d'un prolapsus, de brûlures, de démangeaisons de suintements ou de saignements.

Traitements disponibles

  • sclérothérapie

    Il ne s'agit pas de l'équivalent d'une sclérose veineuse, car le produit est injecté dans l'espace sousmuqueux sus hémorroïdaire.
    Le mécanisme d'action reste empirique, les injections sclérosantes agiraient en diminuant l'élasticité de la muqueuse rectale et le flux sanguin.

  • cryothérapie

  • ligature élastique des hémorroides : principes et objectifs

    La ligature élastique poursuit le même objectif que les autres traitements instrumentaux de la maladie hémorroïdaire : celui de créer une cicatrice renforçant le tissu de soutien au sommet des hémorroïdes. Dans cette technique, le moyen d'y parvenir est original parce qu'il consiste à emprisonner une zone superficielle de la paroi et à y positionner un anneau élastique afin d'entraîner l'étranglement puis la destruction du tissu emprisonné

  • thrombose hémorroidaire :principes et objectifs

    Il s'agit d'un caillot dans une hémorroïde. Elle se manifeste le plus souvent par des douleurs très vives d'apparition brutale après une selle, en même temps que se forme au niveau de l'anus une tuméfaction plus ou moins dure. Plus rarement, il n'y a pas de douleur et seulement apparition rapide d'une grosseur.

    Lorsque la thrombose est externe, unique et qu'il n'y a pas d'œdème, on va pouvoir l'inciser pour évacuer le caillot ou mieux encore avec une anesthésie locale pratiquer une excision de la peau qui recouvre la thrombose ce qui permet d'enlever tous les caillots.

    Dans certains cas particulièrement importants avec une thrombose circulaire nécrosée, on peut proposer l'hémorroïdectomie complète en urgence, ce qui guérit à la fois l'accident de thrombose et la maladie hémorroïdaire.

    Il n'existe pas de traitement préventif des thromboses hémorroïdaires. Il faut toujours éviter le facteur déclenchant lorsqu'il est identifié et régulariser le transit intestinal. Certains proposent d'utiliser des suppositoires lubrifiants pour éviter les efforts de poussées.

  • hémorroidectomie : principes et objectifs

    Une intervention classique (dite hémorroïdectomie de type Milligan Morgan) est réalisée sous anesthésie générale lorsqu'on veut enlever les hémorroïdes externes et internes. L'ablation concerne habituellement les trois zones les plus larges (trois paquets), les plaies sont laissées ouvertes ou partiellement fermées. Les suites de l'intervention sont habituellement douloureuses au moins pendant les 10 premiers jours chez huit personnes sur dix. La douleur est plus intense au moment de la selle. Elle nécessite souvent le recours à des calmants puissants comme la morphine et les médicaments anti-inflammatoires. La cicatrisation est lente. Elle est achevée en moyenne 4 à 6 semaines après l'intervention. Ce geste impose en moyenne trois à quatre semaines d'arrêt de travail. La durée d'hospitalisation varie beaucoup d'un centre à l'autre (entre un et cinq jours) et d'un malade à l'autre. Les complications sont fréquentes : elles concernent une personne sur cinq. Dans la période précoce, il s'agit de difficultés transitoires à la reprise du transit ou à uriner, des saignements abondants qui peuvent survenir parfois plusieurs jours après l'intervention. Dans la période tardive, il s'agit d'un rétrécissement cicatriciel de l'anus ou de difficultés (en règle générale, modérées) à contrôler les gaz et les selles.

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